Publié le 24 Juin 2025 ⚡

Le « syndrome Wix » : pourquoi créer son site internet seul·e peut freiner ton projet (et comment faire autrement)

Tu as passé des heures à tenter de construire ton site sur Wix / SquareSpace / ou autres outils no-code et tu as eu beaucoup de mal à développer ce que tu avais en tête ? Tu n’es pas seul·e ! Beaucoup d’entrepreneur·es/structures pensent gagner du temps en créant leur site seul·e, et finissent piégé·es. J’appelle ça le syndrome Wix. Voici pourquoi il freine plus qu’il n’aide, et comment l’éviter !

Créer un site internet, c’est un peu comme enfin se mettre au sport ou faire sa compta : on sait que c’est important, mais on a tendance à remettre ça à plus tard… jusqu’au jour où cela devient inévitable.

Parce qu’un jour, on sent qu’il faut y aller : les offres se précisent, les client·es posent des questions, on a marre de bricoler des liens Instagram : le besoin d’une vitrine professionnelle est évident. Alors, on tape “faire un site internet gratuit” sur Google, et là, miracle : Wix, Squarespace, WordPress.com, tous ces outils affichent mille promesses de simplicité et de gratuité, et on pense qu’on tient enfin là la solution.

Ce sentiment, je l’appelle le syndrome Wix : une combinaison d’enthousiasme (d’avoir une solution à portée de main), et une dose de certitudes (« je vais pouvoir tout gérer sans personne ») qui mène malheureusement souvent à de grandes désillusions.

1. Le syndrome Wix : pourquoi est-il si courant chez les entrepreneur·es ?

Les raisons qui mènent à la décision de développer son site internet avec l’une de ces plateformes sont multiples ! Toutes légitimes, et compréhensibles, elles sont néanmoins influencées aussi par un marketing trompeur qui surfe sur les besoins & les contraintes des personnes qui gèrent leur activité.

Pourquoi tant d’entrepreneur·es choisissent de faire leur site seul·e

💪 Volonté d’indépendance

Beaucoup d’entrepreneur·es veulent garder la main sur tous les aspects de leur activité, et c’est totalement légitime. Gérer son site soi-même, c’est souvent vu comme un prolongement de cette autonomie : on veut comprendre, apprendre, ne dépendre de personne… et surtout ne pas se faire avoir. Et c’est vrai que l’idée d’avoir tout sous contrôle – design, contenu, mise à jour – a quelque chose de rassurant, et il apparaît donc préférable de passer de longues soirées de bricolage web avec un outil accessible, afin de maîtriser de bout en bout l’image de son entreprise.

*Extrait de la page d’accueil de Wix.com

💸 Problème de budget au lancement

Créer un site web avec un·e professionnel·le, surtout quand on débute, peut sembler hors budget. Quand on lance un projet avec peu de moyens surtout, les 2000, 3000 ou 4000 euros d’un site web bien fait paraissent démesurés. Alors forcément, les solutions “gratuites” ou à 10€/mois attirent. Ce soucis de budget peut aussi aller de pair avec la méconnaissance du coût d’un travail professionnel, qui empêche de pouvoir anticiper l’enveloppe nécessaire pour ce pôle d’investissement.

😒 Méfiance vis-à-vis des prestataires web 

Soyons honnêtes : la méfiance envers les freelances ou agences web est réelle, et c’est une raison qui peut aussi faire pencher la balance ! Manque de transparence, jargon incompréhensible, devis flous, sites “pris en otage” où rien ne peut être modifié sans payer… Beaucoup de personnes ont eu de mauvaises expériences, ou ont vu d’autres se faire avoir. Résultat : créer son site soi-même devient une manière de reprendre le pouvoir sur sa communication et le développement de son entreprise. On veut éviter le rapport de dépendance qui semble parfois être intrinsèque au fait de déléguer à un·e prestataire.

Wix, Squarespace : des promesses marketing bien rodées

🧠 Ils savent comment te parler, tout simplement

Les plateformes no-code ont très bien compris tous ces freins et toutes ces envies citées juste au-dessus. Leurs publicités sont alors efficaces, parce qu’elles parlent justement d’autonomie, de simplicité, de sites “en ligne en une heure”  sans dépenser d’argent et sans perdre de temps.
Ces campagnes de publicités sont d’ailleurs omniprésentes, pour marteler ces solutions-miracles sans relâche : tout le discours de ces outils est bâti sur la notion de simplicité et de gratuité, mais aussi, sur l’empowerment qu’elles permettent d’atteindre dans la gestion de son business.

Texte d'accroche de SquareSpace

*Extrait de la page d’accueil de SquareSpace

🎁 L’argument massue de la gratuité

Au-delà de l’accessibilité sur laquelle elles misent, les plateformes no-code parlent de gratuité comme ultime argument car l’idée de pouvoir réaliser un outil de vente pro et à son image, tout en faisant des économies, c’est extrêmement séduisant.

Mais derrière cette promesse, il y a souvent des limites frustrantes qui apparaissent très vite : publicité imposée sur le site, options essentielles bloquées ou payantes… Et dès que tu veux un peu plus de personnalisation, un design pro ou un minimum de performance, l’addition grimpe. Résultat : ce qui semblait être un choix économique devient une solution plus coûteuse que prévu.

*Extrait de la page d’accueil de Wix.com

2. Créer son site internet seul·e : une fausse bonne idée ?

Une solution séduisante… en surface 

Aujourd’hui, les plateformes comme Wix, Squarespace ou les constructeurs visuels ont rendu la création de pages web hyper accessible : pas besoin de savoir coder, pas besoin de s’occuper d’un hébergement web, de réaliser des mises à jour, ni même de savoir gérer la sécurité ou l’aspect juridique d’un site. Tout semble “pris en charge” en quelques clics.

Miraculeux ? En réalité, pas vraiment. Simplement marketing : les acteurs des technologies web ont bien compris que ces notions techniques faisaient peur, et qu’en les « prenant en charge », en les rendant « invisibles » et automatiques, ils pouvaient alors construire des modèles économiques très lucratifs en surfant sur une « démocratisation » des outils web.

Car oui, la plus grande force des outils no-code, c’est qu’ils permettent de soulager de l’aspect technique, mais en réalité, que ces outils simplifient, c’est uniquement la partie visible de l’iceberg. Ce qu’ils n’assurent pas – et qui est pourtant le nerf de la guerre – c’est toute la réflexion stratégique : à qui parle ton site, avec quel message, quels objectifs, quelle structure, quel parcours utilisateur ?

Autrement dit, en délestant les néophytes des aspects techniques, ces outils font oublier qu’ils ne parviennent pas à compenser le plus important et technique au final : le plan d’action même du site web (architecture, parcours utilisateur, stratégie SEO…).

*Extrait de la page d’accueil de Wix.com

Une stratégie inexistante

En effet, ces plateformes effacent complètement – ou rendent invisibles – des pans entiers du travail stratégique qui fait vraiment la différence sur un site internet. On n’y parle quasiment jamais de copywriting (comment écrire pour capter et convaincre), d’expérience utilisateur.ice (comment guider la personne sans la perdre), de hiérarchie visuelle (ce qu’on voit en premier, ce qu’on retient), ni de stratégie SEO (ce qui permet à ton site d’être trouvé sur Google). On ne te parle pas non plus de collecte de données, de suivi du trafic, d’amélioration du taux de conversion, ni de stratégie de promotion. Pourtant, ce sont ces éléments-là qui font qu’un site marche, qu’il sert ton projet.

Prenons un exemple simple et très courant : tu changes l’URL d’une page de ton site. Si tu ne sais pas qu’il faut mettre en place une redirection 301 (qui indique à Google et aux visiteurs que la page a changé d’adresse), tu perds non seulement ton trafic, mais aussi ton référencement, voire tu crées une erreur 404. Et ça, la plupart du temps, la plateforme ne t’en parle même pas. Il s’agit d’un exemple parmi des dizaines et des dizaines d’autres. Ces situations, en réalité très courantes dans la gestion d’un site internet, sont invisibilisées pour te donner une sensation de facilité à toute épreuve.

En d’autres termes, ces plateformes capitalisent sur la méconnaissance des utilisateur·ices des enjeux techniques et stratégiques d’un site web, pour vendre un outil en réalité ultra-restreint. Résultat : on pense faire un site professionnel… mais on se retrouve avec un site le plus souvent décoratif, au mieux, informatif, mais pas avec un site performant et adapté à nos objectifs.

3. Wix et autres plateformes no-code : les désillusions qui arrivent vite

L’illusion de la gratuité

Ces plateformes attirent avec l’argument de la gratuité. Sauf qu’un site avec ton propre nom de domaine, sans pub, avec un minimum de fonctionnalités pro… ne l’est jamais. Prenons un exemple concret : chez Wix, pour avoir ton nom de domaine + ne pas afficher leur pub + des performances acceptables, tu dois passer à un plan payant (souvent entre 13€ et 25€/mois). Soit jusqu’à 300€/an minimum.

À côté, un site WordPress hébergé chez un prestataire éthique (type O2switch ou Infomaniak) te coûte environ 70€/an (hébergement + nom de domaine), pour une bien meilleure base technique.

C’est ce que j’appelle « le coût caché du clé-en-main » : pour épargner la complexité technique que représente la souscription à une offre d’hébergement, la réservation du nom de domaine, et l’installation de son site internet, ces plateformes hébergent directement les sites sur leur propre système, mais le coût est en réalité bien plus cher au final qu’une solution pro classique.

Au-delà de l’hébergement, on réalise aussi rapidement qu’avec les fonctionnalités, la note s’allonge. Tu veux une newsletter ? Un formulaire de contact avancé ? Une prise de rendez-vous ? Un système de paiement ou de blog optimisé ? Tout cela se paye à coup d’add-ons ou nécessite de passer sur une formule “Business”. Très vite, ce qui devait être “simple” devient une addition mensuelle de services qui coûte bien plus qu’un site bien conçu au départ.

*Les prix des forfaits Squarespace [Juin 2025]

*Les prix des forfaits Wix [Juin 2025]

L’illusion de l’indépendance

Créer son site seul·e donne un sentiment de liberté. Mais en réalité, tu es dépendant·e de la plateforme :

  • tu ne peux pas changer d’hébergeur sans tout refaire,
  • tu ne peux pas exporter facilement ton site,
  • tu es lié·e à leurs conditions (techniques et commerciales),
  • tu dois t’adapter à leurs évolutions.

L’autonomie réelle, c’est maîtriser ton outil : c’est pouvoir choisir où est hébergé ton site, comprendre comment le sauvegarder, le faire évoluer ou le sécuriser. Ce n’est pas le cas sur les plateformes tout-en-un, où tu restes dans un cadre fermé, avec peu de marge de manœuvre.

L’illusion de la propriété

Tu paies un service, mais tu ne possèdes pas vraiment ton site. C’est un peu comme louer un meublé : tu peux poser quelques cadres au mur, changer les coussins du canapé, mais tu ne peux ni refaire la cuisine, ni emporter les meubles si tu déménages. Et si un jour le ou la proprio décide d’augmenter le loyer, de changer les règles ou même de récupérer le logement… tu n’as pas ton mot à dire.

C’est exactement ce qui se passe avec beaucoup de plateformes de création de site « clé en main ». Tu loues un espace chez eux. Et même si tu y investis du temps, de l’énergie et parfois pas mal d’argent, ton site reste hébergé dans un environnement fermé. Il est souvent impossible d’en récupérer facilement les contenus ou la structure (à part manuellement). Si tu veux changer de plateforme, tu repars de zéro. 

À l’inverse, avec un site WordPress auto-hébergé (c’est-à-dire installé chez l’hébergeur de ton choix), tu es vraiment propriétaire de ton site. Tu peux faire des sauvegardes complètes, migrer ton site vers un autre hébergeur sans le refaire, accéder à l’ensemble de tes fichiers et à ta base de données. Tu peux aussi choisir les extensions que tu veux, modifier le code si besoin, et surtout… rester libre. Libre de faire évoluer ton site à ton rythme, avec les outils qui te conviennent, et sans craindre qu’une plateforme décide un jour de changer les règles du jeu.

L’illusion de la facilité

Créer un site avec un constructeur visuel semble “simple”. Et au début, ça l’est : tu choisis un modèle, tu glisses quelques blocs, tu ajoutes ton logo… En quelques heures, tu as l’impression d’avoir un site en ligne.  Mais cette simplicité apparente est un leurre. Très rapidement, tu vas rencontrer :

  • un mauvais affichage mobile,
  • une structure confuse,
  • une navigation brouillonne,
  • des contenus mal pensés,
  • des bugs techniques incompréhensibles…

Et dès que ton projet devient un peu plus ambitieux – que tu veux vendre un produit, améliorer ton référencement, être trouvé sur Google, ou simplement avoir un site qui fait pro – les limites surgissent… et souvent de manière frustrante. 

Petit à petit, tu te retrouves à passer des heures à chercher comment corriger des bugs incompréhensibles, à bidouiller du code que tu ne maîtrises pas, à fouiller les forums. Et pendant ce temps-là, tu n’es pas en train de développer ton activité, de rencontrer tes client·es.

L’illusion de la personnalisation

Les templates proposés sont souvent beaux, on ne va pas se mentir. C’est léché, bien aligné, avec des animations qui donnent un petit effet “wahou” quand on fait défiler la page. Et c’est exactement ce qui attire au début : tout semble déjà prêt, il suffit de remplacer les textes, de glisser deux-trois images… et hop, ton site est en ligne. Mais cette apparente facilité a un prix : la standardisation.

Beaucoup de sites créés sur des plateformes no-code se ressemblent. Les mêmes polices à la mode, les mêmes boutons, les mêmes sections “À propos”… Résultat : tu te retrouves avec un site qui ressemble à celui d’un·e coach bien-être à Bali, d’une agence de com’ à Lyon, ou d’un restaurant vegan à Berlin – alors que ton projet n’a rien à voir avec tout ça.

Et quand on porte un projet engagé, qui défend des valeurs fortes, c’est encore plus frustrant. Parce que ce moule standardisé ne raconte pas ton histoire. Il ne laisse pas la place à ta voix, à ton univers, à ta manière singulière de faire bouger les choses. Il lisse, il uniformise… alors que tu essaies justement de créer du sens, du lien et de la cohérence.

4. Créer un site internet seul.e : les pièges qui se révèlent plus tard

Après ces premières désillusions – fausse gratuité, limites techniques, site qui ne reflète pas vraiment ton projet – on pourrait croire que le plus dur est passé. Mais en réalité, le plus problématique arrive plus tard : ce sont les conséquences à long terme sur ton activité. Parce qu’un site mal conçu ou mal adapté, ce n’est pas juste frustrant au quotidien. C’est un outil qui, au lieu de te soutenir, peut freiner ta visibilité, nuire à ta crédibilité, et te faire perdre un temps (et une énergie) précieux…

Un référencement naturel (SEO) peu efficace

Le SEO, ce n’est pas « automatique ». C’est une stratégie globale à penser avant même la construction du site internet : structure du site, balises SEO, vitesse de téléchargement des pages, liens internes, rédaction, sémantique, maillage… Et c’est un domaine où les plateformes no-code sont souvent en retard. Même si certaines fonctions se sont améliorées, ces plateformes restent limitées dès qu’on veut aller un peu plus loin. Et toi, tu ne connaissais pas forcément non plus le sujet, alors tu penses qu’il suffit que la plateforme te garantisse un bon SEO pour que ton site soit bien référencé.

Mais le référencement naturel est une stratégie à construire, et enveloppe des notions techniques larges et complexes parfois. Et souvent, tu t’en rends compte… longtemps après, quand tu t’aperçois que l’on ne te trouve pas facilement sur les moteurs de recherche. Et lorsque tu réalises que tu n’es pas visible auprès de ton audience cible sur Google, c’est la double peine : non seulement tu te rends compte que tu t’es privé tout ce temps de client.es qui auraient pu te découvrir et te contacter, mais en plus le chantier est énorme pour réparer tout ça (reprise de l’architecture du site, du contenu…)

Les mauvaises performances du site web

Les sites no-code privilégient les design saisissants, et sont donc souvent lourds, peu optimisés, avec des scripts inutiles qui ralentissent l’affichage (ils proviennent des effets « wahou » des templates proposés). Et un site lent, c’est un site qui fait fuir ! Surtout sur mobile, où la patience est proche de zéro.

Autre fait moins connu : les sites lourds (car pleins d’animations pas optimisées) ont également un impact sur le SEO : en ralentissant le temps de chargement des pages, l’expérience utilisateur.ice est dégradée et fait chuter ton classement dans les résultats de recherche, car Google privilégie les sites rapides et fluides, qui garantissent une expérience optimale.

Même sur les versions payantes, l’hébergement est rarement adapté à des projets professionnels. Les images ne sont pas compressées, les scripts se chargent dans tous les sens, le cache n’est pas bien géré… Bref, tu peux avoir un joli site, mais techniquement, c’est une vieille 4L déguisée en Tesla.

L’aspect juridique : l’angle mort

C’est souvent le grand oublié. Et pourtant, un site web est un espace public, avec des obligations légales : mentions légales, politique de confidentialité, gestion des cookies, RGPD, droits d’auteur.ice sur les images… Ces règles sont là pour protéger tes visiteur.ses, mais aussi pour te protéger toi en tant que responsable du site.

Les plateformes te proposent parfois des modèles tout prêts… mais souvent sans contexte, sans personnalisation adaptée à ton activité, et surtout sans aucune vérification juridique. Tu te retrouves donc à copier-coller un texte trouvé en ligne, ou pire, à ignorer complètement cette étape, pensant que ce n’est pas important. Résultat : ton site est potentiellement hors la loi, ce qui peut entraîner des sanctions, des amendes, voire une perte de confiance de la part de tes visiteur.ses – sans même que tu t’en rendes compte.

► Tous ces sujets sont malheureusement plus impactants que de simples frustrations en lien avec la prise en main de l’outil ou ses limites techniques. Ils ont de véritables conséquences sur le développement de ton business, car ils t’empêchent d’avoir à tes côtés un outil de croissance performant, qui te rends visible, qui convainc les bonnes personnes de travailler avec toi, et freinent donc en partie ton développement.

Les erreurs que je vois le plus sur un site créé seul.e :

❌ Des choix qui reflètent la personnalité de la créateur·rice, mais pas ceux de la cible

❌ Un site surchargé : trop de couleurs, de polices, d’effets… qui fatigue au lieu de guider

❌ Des visuels pixelisés, sans cohérence, ou récupérés de Google Images (gros risque légal)

❌ Site illisible ou cassé sur smartphone, alors que +60% des visiteurs viennent du mobile

❌ Aucune stratégie SEO & visibilité sur Google

❌ Absence de mentions légales / politique confidentialité / respect de la RGPD (obligatoire)

5. Créer un site web avec un·e webmaster freelance : l’alternative à privilégier

Après avoir exploré les limites des plateformes toutes faites, tu te demandes peut-être : OK, mais je fais quoi alors ? La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une autre voie – plus solide, plus durable, et surtout plus alignée avec ton projet : faire appel à un·e professionnel·le du web, type webmaster freelance.

Travailler avec un·e webmaster freelance, ce n’est pas juste “payer quelqu’un pour enfin déléguer”. C’est poser les bases d’un site internet fiable, évolutif, pensé pour tes objectifs réels. Un site que tu peux comprendre, maîtriser, faire évoluer, sans t’enfermer dans une solution toute faite.

On t’explique pourquoi c’est souvent le choix le plus judicieux… même (et surtout) si tu débutes.

Une vision stratégique dès le départ

Un·e pro ne se contente pas de “poser des blocs” sur une page. Il ou elle t’aide à poser les bonnes questions dès le début de ton projet, dans une logique d’efficacité et de durabilité :

  • À qui tu t’adresses ?
  • Quel est ton objectif ?
  • Quelle action doit-on faire sur ton site ?
  • Comment guider les personnes dans la navigation ?

Un bon site internet ne se juge pas à son apparence, mais à sa capacité à faire ce pour quoi il existe : informer, faire passer un message, vendre, créer du lien. Un·e webmaster freelance prendra le temps de comprendre ton activité, tes valeurs, tes contraintes, et t’accompagnera pour construire un site internet qui sert vraiment ton projet pour faire décoller ton activité.

Un accompagnement humain et pédagogue

Ce n’est pas “soit tu fais tout seul·e, soit tu délègues tout”. Un·e webmaster freelance peut aussi t’accompagner pour monter en compétences et en autonomie à ton rythme :

  • en te formant à la prise en main,
  • en t’aidant à comprendre ce qui est important,
  • en te laissant autonome sur certaines parties.

Tu ne perds pas la main sur ton site, au contraire, tu gagnes en pouvoir d’action.

Une économie sur le moyen/long terme

À première vue, un site à 2500 € ou 3000 € peut sembler cher, surtout quand une plateforme promet un site “gratuit” ou à 300 € par an. Mais si tu regardes le coût global – en temps, en énergie, et en résultats – l’équation est tout autre !

Avec une plateforme no-code, tu vas y passer des dizaines d’heures : soirs, week-ends, pauses déjeuners… Tu bidouilles, tu cherches des tutos, tu recommences, tu bloques, tu doutes, tu recommences, tu peaufines… Rien que la création peut te prendre 40 à 60 heures (voire plus si tu veux un rendu pro). Et ça ne s’arrête pas là : maintenance, mises à jour, modifications, SEO, performances… autant de sujets sur lesquels tu auras besoin de te renseigner en parallèle.

Si tu factures ton temps à 60 € de l’heure au sein de ton activité, par exemple, ces 60 heures “perdues” à bricoler ton site internet représentent déjà près de 3 500 €. Et pendant ce temps-là, tu n’es pas en train de faire ton vrai métier, ni de développer ton activité.

À l’inverse, un·e webmaster freelance te fait gagner un temps précieux, t’évite des erreurs coûteuses, t’accompagne pour que ton site soit pensé dès le départ pour convertir, et évoluer. Et surtout, ton investissement est rentabilisé plus vite car ton site est efficace dès le lancement, au lieu de te freiner pendant des mois.

Le site « pro » peut paraître plus cher au départ, mais il s’amortit rapidement dès qu’il commence à t’apporter des client·es. Il est plus durable, évolutif, stratégique, et te coûte souvent moins cher au bout de 2 ou 3 ans qu’un outil « gratuit » mal calibré.

Bref : faire appel à un·e webmaster freelance, ce n’est pas une dépense. C’est un investissement stratégique… et souvent, le plus rentable avec un peu de recul.

Pour résumer, je dirais que les plateformes no-code peuvent jouer un rôle intéressant lorsqu’on lance une activité en phase de test. Leur principal atout réside dans la rapidité et la simplicité avec lesquelles elles permettent de créer une première vitrine en ligne, sans compétences techniques avancées. C’est un vrai plus pour valider une idée ou démarrer rapidement une présence digitale.

Cependant, dès lors qu’on souhaite structurer une activité durable, ces solutions atteignent souvent leurs limites voir, créent des pièges qui desservent l’évolution d’une activité. Pour bâtir un projet pérenne, il est alors recommandé d’envisager une plateforme plus robuste et flexible, comme WordPress, qui offre plus de contrôle et d’évolutivité – et surtout, une personne de confiance pour gérer tout ça !

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